mercredi 15 octobre 2008

Délirium

Un opéra à feu et à sang. Plus à feux qu'à sang ou plus à sang qu'à feu? Des lambeaux de peau giclent sur les murs de velours. Il s'y mêlent, s'y enfoncent pourtant le fantôme reste intraçable. Pas d'air pur ou asphyxié pour le laisser s'échapper. Mords le, transperce le. Mais où est-il? Dévore son coup semi-opaque ou son cou opaque semi. L'encre noire ne le cloue que momentanément sur place. Dépêche toi donc.
Quelle couleur la peau déjà? Blanche comme neige, un cliché bien sûr. Des feuilles se mêlent au sang. Leurs yeux orangent fixent le fantôme perdu. Levez vos pointes garde-à-vous. Gare à vous âmes solitaires. Où suis-je jeune fille? Car oui, j'aime l'odeur su sang sur la joue de Figaro. Du Beethoven s'y mêle. La douceur de la lune se répand sur cette opacité et sur son doux visage. La tristesse de sa passion.
Cette comédie ressemble à un vulgaire western spagetti. Entendez le souffle des feuilles. Elles crient la mélancolie de son âme. L'ombre d'un côté, des giclements de sang de l'autre. Une plaine vide. Des coups de feu silencieux. Les ombrent dansent, le sang les empêche de crier leur douleur. La brillance du sang fascine le fantôme, elle l'attire progressivement. L'ombre et le blanc opaque se mélangent. Impossible de dicerner ne serait-ce qu'une nuance.

Posté par Aletheia à 18:49 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Délirium

    Bon, la fille : si vous voulez que je continue à venir, il faudrait voir à supprimer l'écriture bleue sur fond noir.

    (Bordel !)

    Posté par Didier Goux, mercredi 15 octobre 2008 à 23:20 | | Répondre
  • C koi ? ton prochain film Aletheia et le vampire

    Bien @twa

    Posté par Le papoteur, jeudi 16 octobre 2008 à 13:25 | | Répondre
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