vendredi 6 février 2009

Thig.

Comment oses tu? Tu joues à ce jeu qui m'est infect. Le dégoût atroce de ta haine. Toi mon double, oui parce que tu es mon double, qu'importe tout ça. Toi qui as tué mes idéaux sur l'amour, sur l'affection, bref sur toute forme d'amour qui me laisse comme une loque, là comme ça, à la merci de ta haine. A devoir accepter tous tes choix, même celui que tu m'offres à présent. Voulant mon bonheur et mon malheur à la fois. Quel paradoxe es tu? Quel paradoxe suis je? Les gens qui nous observent nous traitent ainsi. Deux paradoxes qui savent très bien ce qu'ils veulent mais ne veulent pas se l'avouer. Car oui l'un et l'autre savent la vie qu'ils souhaitent. Les larmes me rongent à sang, comme toujours. Depuis des mois je suis habituée à cette souffrance. Je ne te reconnais pas, ou bien si je reconnais dans cette haine, celui qui m'a tant aimée et haie en ce jour de juin. Qui m'a craché sa haine, sa violence et sa passion envers ce qui nous entoure. Ce jour froid et sombre où j'ai tout compris. Oui j'ai compris ce que tu étais et ce que nous nous apprêtions à faire. A nous hair.  Mon double. Tu me reproches de jouer avec les apparences mais ne m'as tu pas appris à les utiliser? Toi qui sais tant manipuler, c'est toi qui m'as tout appris. Regarde qui tu es à présent. Tu crois en ce que tu vois, certes mais apprends à mieux voir. Car ce que tu vois tout autour de toi est trompeur. Tout est tromperie. Qui es tu? Que faire pour sauver ce qui reste? Car ma maladresse me perdra aussi. Ne sachant pas agir, je n'agis pas. Ou j'agis maladroitement et ta haine t'aveugle. Je me hais rien qu'à penser à ta souffrance et je te hais rien qu'à penser que tu puisses te hair toi même. Es tu sur que le temps amènera quelque chose? Car la haine est souvent calmée par cette indifférence. Et non je ne veux pas de cette indifférence. Jamais. Je me battrai sans cesse contre toute forme d'indifférence, je l'ai compris bien assez tôt. Jusqu'au bout tu me feras souffrir, chaque moment de ta haine, de ton amour, ou de ton indifférence me fera souffrir. Tu ne comprends donc pas? Non, je ne cherche pas ces splendides parties de baise que nous proposent la société, contrairement à ce que tu crois. Je les refuse. Les tentations ne m'interressent pas. Je veux du pur, du brut, du sincère. Même à toi qui a brisé mes idéaux, je te le dis. Je crois encore à cette forme d'amour de deux êtres qui se comprennent au simple regard, de cette brutalité entre deux chairs qui se soudent dès qu'elles se voient, juste par une étoile islandaise. Qu'y a t-il de plus beau que cette compréhension mutuelle et cette manifestation. Je délire? Mais regarde toi donc. A m'user, à me hair. Tu me reproches d'avoir changé mais n'as tu pas changé? Ou du moins ne me montres tu pas que tu as changé? Peut être, crois je encore moi aussi trop en ces apparences néfastes. Elles nous brouillent, elles nous tuent. Ces suberfuges et indermédiaires que sont Msn et le SMS. Il y a quelque chose à sauver de ces deux êtres qui se promettent désormais une haine éternelle ou au pire, une indifférence. Non. Je refuse. Jusqu'à ma mort je refuserai cette indifférence dans laquelle tu nous lances. Toi et moi aimeront à nouveau. Des êtres nous attendent et là dans cet espace, ces deux êtres doubles resteront. Je parle pour la première fois clairement en cette nuit étoilée, calme, douce, ce croissant qui flotte. Sors donc pour l'observer si tu ne me crois pas. J'ai passé trois mois à arpenter ces rues vides pour les observer. Ou plus, je ne sais plus. Depuis que nous avons cessé de faire correctement attention l'un à l'autre, à faussement se rassurer en promettant de ne pas se perdre.  Quelle connerie. Deux êtres ont-ils besoin de mots pour se rassurer? Avions nous besoin de nous étouffer pour nous tuer entièrement? Qu'avons nous fait? Qu'ai-je fait? Et qu'as tu fait? Dans notre folie, nous n'avons pas pu empêcher ces doubles de tomber dans ce qu'ils sont à présent. Les responsables sont encore les apparences. Elles nous tueront. Elles te tueront, elles te tuent déjà d'ailleurs. Regarde ce que tu arrives à croire. Comment peux tu dire ça? Tu ne sais même pas ce que je deviens, dans quelle catégorie je me situe à présent. Nowhere. Mais qui es tu? Qui es tu bon sang? Tu ne comprends pas que l'image que je te renvoie n'est pas la mienne. Dans ce flou total, je ne sais même plus quelle image je te renvoie car non je ne maîtrise plus rien. Je ne sais pas dans quelle abîme nous nous sommes encore lancés. A ta merci. Tu dis être à la mienne, m'as tu seulement regardée? Ne nous laisse pas sombrer et regarde autour de nous. Mon double. Toi et moi contre tout ça. Je veux cesser avec ces apparences, ces subterfuges, cette souffrance qui ne nous mène nulle part. Laisse moi faire ce pas vers toi et ne me barre pas le passage au moindre geste. Même si le premier semble maladroit, laisse moi en faire un autre. Et par la tempête de rejets que tu m'offres, je continuerai à avancer. Rien ne m'empêchera de passer. Même ces apparences, je saurai les traverser. Et je prendrai ta main, quoiqu'il advienne, pour te mener loin de tout ça, pour aller au-delà. Tu es prévenu.

Posté par Aletheia à 02:36 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Thig.

    à aletheia

    cela fait quelques mois que tu as écrit ce message
    je sais pas si c'est encore possible mais j'aurais bien aimé, savoir comment tu t'appelles, comment tu es maintenant, voire te rencontrer
    proposition faite.

    Posté par stéphane, mardi 8 décembre 2009 à 14:48 | | Répondre
Nouveau commentaire